lundi 11 novembre 2013

L'arrivée en Argentine y la région de Salta

J'ai un peu de retard à écrire sur le blog mais cela prend du temps, et ayant le désir de profiter de chaque moment, je prends l'idée de ne pas passer mon temps devant un écran mais de vivre l'instant présent !

Voilà, 17 octobre 2013, nous passons la frontière Bolivienne pour l'Argentine.
C'est la frontière du désordre où l'on essaie de faire passer des choses en douces, certaines personnes occupent les douaniers et zou, t'a pas vu les cartons qui viennent de passer à ta droite !! Un sketch lorsque tu n'est qu'observateur.

Voilà, frontière passé. Il est vrai qu'il y a quelque chose de magique de passer une frontière à pied, je ne sais comment le définir ! Heureux d'avoir pu visiter un pays et enthousiaste d'en découvrir un autre. Argentina, nous voilà...



Drapeau Argentin


L'argentine, terre d'accueil d'exilés italiens, espagnols, quelques français et d'allemands suite à la seconde Guerre Mondiale ! Du point de vue des sud américains, l'argentine est vue comme un pays voulant imiter l’Europe, de part sa capitale qui ressemble à de grande ville latines européennes (Madrid/Rome). L'argentine est frontalière avec différents pays (Bolivie/Chili/Paraguay/Uruguay/Brésil), ce qui peut nous offrir différentes possibilités de traversées. Il y a une chose auquel je n'avais guère réfléchi, c'est l'immensité de ce pays, de ses routes qui n'en finissent pas...L'argentine est longue de plus de 3700 km du nord au sud et de 1400 km de l'est à l'ouest... Aller hop, on prends la route...

 

Le soleil pointe le bout de son nez, tout va pour le mieux. Nous décidons comme initialement prévu de faire du stop ,« Hacer dedo ». L'ultimatum est le 22 octobre où l'on doit rejoindre Pich et Maëlle à Salta, des potes qui font un tour du monde !!



Je ne pourrais évoquer toutes les personnes qui nous prennent en stop car cela prendrait beaucoup trop de temps...A savoir que cette 1ère journée fut très encourageante puisque nous atteignons San Salvador de Jujuy en une journée (à 30 mn, nous finirons en bus puisque la nuit nous a rattrapés!). Si, nous avons étés pris par un père et sa fille, cet homme, un as du volant ?! Que né-ni, les routes en argentine sont limités à 120 km/h, on s'en fout, on roule à 140. Passage de vitesse catastrophique... L'expression « rouler comme un Fangio » vient d'ici je pense ! Fangio était un pilote automobile mondialement connu ayant gagné plusieurs courses, lorsqu'il mis fin à sa carrière, il décida enfin... de passer son permis de conduire !! Bizarre Non!!



 On a de l'avance sur notre programme, donc on se rend sur la route 9 pour se rendre à Purmamarca. Montagne magnifique aux 7 couleurs. Les nuances y sont frappantes : un rouge pourpre le plus sombre au vermillon le plus intense. Nous avons passés 2 nuits à Purmamarca. Dont une qui fut mémorable ! L'aprèm avait bien commencé, on rencontre un couple de brésiliens de SaoPolo qui font un roadtrip en moto (petit scooter avec des minis roues). Ils parcourront 7000 kms en 1 mois !! Nous partons avec eux derrière leurs scooters pour visiter ces si belles montagnes. A près une grosse « parilla » barbecue, on va se coucher ! Cha, dans la toile de tente (acheté en Bolivie) et moi dans mon hamac. Et là, c'est le drame !! Une tornade de tarrés, des tôles virevoltent en l'air, bref, un vent à en faire décoller la soutane du prêtre de Ouessant ! Je vous raconte pas...La toile de tente part dans tous les sens, moi, dans le hamac, je me fais une session kite (heureusement, mon hamac est en toile de parachute, donc aucun risque!!) Bref, Cha finira sa nuit dans la cuisine essayant en vain de dormir ; Moi, et bien, je me suis endormi comme un loir !!

Purmamarca











Le campement
Dès l’arrivée à Salta, les couleurs abondent. Son église San Francisco rouge et or, sa cathédrale rose et bien d’autres édifices qui lui valent le surnom de Salta la linda « la Belle ». Salta est une ville du Nord Ouest de l'Argentine et la capitale de la province du même nom. Elle est située au pied de la Cordillère des Andes, à 1 187 m d’altitude. Elle est célèbre pour son architecture coloniale et on peut y découvrir des paysages somptueux.
On retrouve Maëlle et Pich dans un hostel et des Brestois que nous avions croisés sur Sucre en Bolivie. Cela fait vraiment plaisir de les voir, On avait prévu de se voir, chose faite !! Des visites, des barbecues et des bières en perspectives...




L'après midi en plein cagnard, on décide tous les 4 de « gravir » le mont San Bernardo qui domine la ville. En haut, la vue est imprenable. On aperçoit au fond la cordillère des Andes (si il fait beau et sans pollution!). Deux modes d’accès : le téléphérique ou les 1900 marches ! Étant tous sportifs aguérits (pfff, je me moque là), on gravis les marches bien entendu !!

On décide de louer une voiture pour visiter Cafayate y Cachi, ce qui est bien plus avantageux qu'une excursion !!! Nous voilà donc parti avec le sourire sur les routes de l'Argentine !!

Les vallées Calchaquies


















Nous voilà de retour à Salta après avoir passés 3 jours dans ses quebradas. Conduire en argentine, on s'habitue très vite, j'ai vite trouvé le klaxon et ma conduite à la rital en ville !! Maintenant, l'anniversaire de Maëlle que l'on fêtera dignement avec une soirée mémorable !! Chut !! Après un repos bien mérité, chacun de nous reprendra la route pour de nouvelles aventures !! Suerte à vous Maëlle et Capichtaine !!

samedi 2 novembre 2013

Sucre/ Samaipata y la frontera

Sucre, reconnue comme la plus belle ville de Bolivie, je ne vais guère démentir le mythe!! Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco et ville coloniale par excellence. Sucre est connue pour ses murs d’un blanc étincelant. C’est également une ville qui fût le berceau des luttes révolutionnaires indépendantistes de la Bolivie. Nous sommes arrivés dans cette ville en soirée, on s'est alors dirigés vers le centre ville, bingo, c'était la semaine du festival international de la culture (danse/musique/cinéma...)!! Nous avons pu assister à un spectacle de danse en tous genre, c'était juste splendide!! 

La Bolivie nous étonne réellement, terre de contraste...dans l'après midi, nous avions visités la triste réalité des mines de Potosi et le soir même, nous voilà arrivés dans cette capitale (moins reconnue que la Paz) où l'on se croirait dans une grande ville européenne!!

Nous sommes restés 5 jours à Sucre, j'ai pu prendre des cours d'espagnol afin d'approfondir cette magnifique langue et d'être plus à l'aise dans une conversation (surtout pour la grammaire et conjugaison!!) 
Comment fait-on pour apprendre une langue? L'immersion totale dans un pays, s'imprégner du langage, et aller dans un bar...Et bien oui, l'alcool désinhibe, ce qui peut peut permettre de parler plus aisément! Pour notre part l'améliorer, voire même apprendre de nouvelles expressions...Bien entendu, il ne faut pas se saouler, mais quelques bières pour que le langage soit plus fluide!! Qué Fluide!! Bref, ceux qui connaissent cha ou moi savent que la fluidité est importante//

Et puis, on a profité pour ce détendre dans l'auberge, "compartir" avec les autres backpachers...








La ville de Santa Cruz est la capitale économique du pays et les rues dévoilent des maisons au style colonial. Nous n'y resterons que 2 jours pour pouvoir programmer la suite. Nous avons étés logés dans une auberge qui était tenu par un breton de St Malo, il venait tous juste d'ouvrir cet hostel vraiment tranquille.
 
Je me sens obligé d'évoquer ces personnes qui nous ont interpellés et qui ressemblaient pour tous a des amishs ou aux acteurs de la petite maison dans la prairie ou "la colline à des yeux" ! Nous nous sommes renseignés, et il s'agit de Mennonites.


C'est un prêtre catholique hollandais, Menno Simon, qui créa sa propre doctrine et son propre groupe, les mennonites en prônant le baptême comme un choix d’adulte. Les Mennonites refusent tout modernisme dans la vie courante.

Depuis une trentaine d’année, ils sont venus s’installer dans la région de Santa Cruz. Le gouvernement Bolivien les autorise à avoir leur propre système éducatif en allemand et de pratiquer librement leur religion dans leurs églises. En contrepartie, les mennonites doivent exploiter la partie orientale de la Bolivie.
L’état Bolivien ne les autorise à travailler que dans l’agriculture (mais/lait/fromage/soja) et l’élevage. Aujourd’hui, ils sont devenus un moteur indispensable dans l’économie et le développement de la région de Santa Cruz. Seuls les garçons sont autorisés à apprendre quelques mots d’espagnol.Les femmes ne parlent pas d’autres langues que ce dialecte allemand. Dans la vie courante, les mennonites refuse le modernisme (pas de tv/musique/électricité).

Les mennonites vivant « entre eux » sont maintenant confrontés à des problèmes de consanguinité : il y a de nombreux enfants handicapés ou ayant des problème de strabismes.

Nous nous sommes dirigés ensuite vers Samaïpata, où nous avons logés dans un endroit juste magnifique, "El Jardin". Un endroit alternative où l'on prône que l'on peut vivre différemment!! C'est un lieu qui vit en adéquation avec la nature, j'entends par là qu'ils utilisent des principes écologique (maison en terre/paille),un respect des cycles lunaires envers l'agriculture...
Pour plus de détails, se renseigner sur la permaculture!!! J'évoquerai plus en détails ce genre de pensée, puisque nous allons travailler dans l'éco-construction avec "HelpX" non loin de Buenos Aires.


Quelques photos:





17 Octobre 2013 : 1er Passage Frontière sous la pluie sans grande difficulté, sans attente, et de l'autre coté, nous attends l'Argentine...



Merci à la Bolivie, les Boliviens, leurs cultures si denses, leurs joies de vivre, leurs sourires... Ce fut pour moi une magnifique rencontre avec ce peuple et cette terre, et comme je ne sais pas dire Adieu, à bientôt! Pachamama!!


Voici notre parcours en Bolivie :

 

dimanche 27 octobre 2013

Musica Bolivia

A La Paz, j’ai visité le musée des instruments de musique. La musique est un art très populaire en Bolivie, elle est considérée comme un événement social et spirituel important de la vie, durant lequel les groupes se rencontrent et expriment leurs émotions et sentiments. Il y a de nombreux artisans qui inventent et fabriquent d’incroyables instruments. Les cordes qui sont reines avec différentes sortes de guitares : la taille de la coque/matériaux utilisés (coque en bois à celle en carapace de tatou).

On trouve également dans le musée quelques violons, batteries ou tambours divers et les instruments à vent ne sont pas en reste : flutes droites en bois…






 
Le Charango (ci-dessous) sert dans la musique traditionnelle d'Amérique du sud. A l'origine, la caisse était constituée d'une carapace de tatou. Aujourd'hui elle est souvent en bois comme la guitare. Qu'est ce que c'est ? Le Charango est une petite guitare de forme arrondie née dans les départements de Potosí. La forme et dimension de la caisse de résonance lui confère une sonorité aiguë. 


Kena: La Kena est une simple flûte taillée dans le bambou. La Kena mesure 50cm, et comporte 6 trous frontaux et un trou arrière. Dans la même famille, on trouve la quenacho légèrement plus courte et plus fine que la quena et comportant 4 trous frontaux, un trou latéral et un trou arrière.

Tarca: Flûte en bois sculpté, peinte de couleurs vives, et perforée de 6 trous frontaux. Plusieurs instruments appartiennent à la famille des tarcas. Ils diffèrent de par leur taille ou de par leur nombre de trous latéraux.


Tarca
Nous sommes allés voir un concert juste exceptionnel du célèbre Maestro de Charango Ernesto Cavour (Charango), Franz Valverde (Guitare à deux manches) y Rolando Enonas (Flûte) !! Que dire, 2 heures 30 de spectacle magique où les zicos se transcende, te font partager leur engouement pour cette musique andine, pour leur instruments...

Ça, c'est cadeau...

Ernesto Cavour



La coca

Nous nous sommes rendus au musée de la coca (La Paz). La coca, ce sont ces feuilles vertes qui ressemblent en tout et pour tout à du laurier sauf l’odeur. Elles sont vendues partout, dans les rues et sur les marchés. Cette pratique ancestrale, qui est d'en mâcher les feuilles est largement consommé en Amérique latine surtout dans toutes les les Andes (Bolivie, Pérou et Argentine du nord).

 
Du matin au soir, hommes et femmes mâchent la coca (moins maintenant). Les feuilles sont ajoutées aux précédentes dans la bouche. Et de ce fait, une de leur joue gonfle. Mâcher la coca peut constituer l’aliment principal (les mineurs peuvent travailler 48 heures non stop). Et oui, les feuilles de coca permettent une résistance accrue à la fatigue et à la faim et peuvent être efficace contre le mal des montagnes.

La coca est souvent mâchée en même temps que la « Bica », bicarbonate de soude qui libère les propriétés stimulantes de la feuille de coca.

Oui, la coca est bien la feuille dont on produit la cocaïne. Mais ! Car il y a un mais, mâcher la feuille de coca n’a pas du tout les mêmes conséquences sur l’organisme que de l'inhaler. 



Pour la culture andine, la feuille de coca, Mamacoca, est un bien divin, un médiateur avec Dieu, et un lien avec leurs semblables. La coca est offerte pour étendre et fortifier l’âme. Elle est une marque de confiance, un symbole de bonne intentions. Elle est souvent utilisée lors de fêtes tels qu'un mariage où l'homme s'engage à protégé et subvenir au besoin de sa douce envers le père de la mariée en lui offrant des feuilles de coca (comme une dote).

A savoir, que la boisson la plus vendues au monde qui se nomme « Coca-cola » , détenait des composantes de feuille de Coca dans sa formule...