jeudi 20 mars 2014

L'arrivée au Pérou et la découverte d'un autre monde...

Me voici au Pérou, et plus précisément à Puerto Maldonado, dans la Selva. Je suis toujours un peu malade. Cela fait environ 5 jours que je ne mange presque plus...


Cela fait quelques temps que je me renseigne sur l'Ayahuasca, oui, cette liane qui se nomme « ayahuasca » et son binome « chancruna » qui permettent d'avoir des visions...et non des hallucinations !! Ne pas confondre ces termes...Ayant pu réfléchir énormément durant ces 15 derniers jours sur le bateau et étant presque a jeun (cure obligatoire avant cérémonie : pas de sel, de viandes, d'alcool..., je me lance!

Liane Ayahuasca
Chancruna
Une cérémonie Ayahuasca ne doit pas être comparée à une drogue mais plutôt comme une école de soi ou une « rencontre avec un psychologue ». J'entends par là qu'on voyage ; qu'on parcours le livre de sa vie. On peut choisir de travailler sur un moment précis, de visiter certaines scènes de son passé afin de mieux les comprendre. Je ne m'étendrait pas sur le sujet car c'est une expérience personnelle, elle peut être intense, forte et peut vous apporter certaines réponses auxquels vous vous êtes toujours posés mais peut être très dangereuse sans préparation et sans l'aide d'un "vrai" shaman.



En se souvenant de ce rêve éveillé, on peut l’analyser pour ainsi savoir ce que notre subconscient a besoin pour atteindre le bonheur. Prendre une thé d’Ayahuasca, c’est comme se regarder dans un miroir !! A travers ce voyage, je cherchais à acquérir de nouvelles connaissances, aller à la rencontre d'autres mondes afin d'apprendre plus sur ma personne. 
 
La première disposition à la sagesse est de bien se connaître.
Pierre Charron
  
Sachez juste que pour moi, ce fut une expérimentation assez extraordinaire !! Je vous mets le lien d'un documentaire si vous désirez plus de renseignements à ce sujet. Documentaire de Jean Kounen "D'autres mondes".



Je reprends la route direction Cusco, enfin Pisac pour me rendre à mon « workaway » ; mais comme il n'est pas rare sur les routes du Pérou (surtout sur cette route en cette saison) ; Je reste bloqué sur la voix environ 7 heures pour cause d'éboulement. 



 
Après quelques heures d'attentes, une pelleteuse viens à notre secours afin de déblayer notre chemin !! Ouf !!

mardi 11 mars 2014

L'Amazonie : De Manaus à Porto Velho direction le Pérou

Me voilà repartis en ce vendredi 7 février sur le Rio Amazonias pour une journée à sens inverse pour rejoindre le Rio Madeiras qui me conduira à Porto Velho, pour ensuite rejoindre la frontière Péruvienne. La durée initialement prévu de ce voyage est de 4 à 5 jours, mais vous imaginez bien que tous ne s'est pas passé comme prévue.

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Mes journées sont rythmées par les repas, les coucher de soleil... Dans les environs de 6h, on se rend à la cantine sur afin de prendre un café, du pain et du riz au lait. Ensuite, vers 11h, c'est le déjeuner avec poulet, riz, ognons, haricots rouge genre flageolets (Feijoa). Puis le diner a 18h avec au menu, viande rouge, riz, feijoa, spaghettis. Peu de diversité culinaire, puisque c'est toujours la même chose, avec une préparation assez rustique...et ces plats sont préparés avec l'eau de l'Amazonie mais ça, c'est une autre histoire !!





Comment ne pas vous conter mes impressions « hamacs ». Comme la dernière fois, j'ai essayé de trouver un endroit assez confortable, mais là, plusieurs familles nombreuses se sont joints à mes cotés. Des que l'un fait un petit mouvement, mon hamac tangue...En fait, j'ai l'impression de dormir dans un seul grand hamac avec tous mes voisins ! Pendant ces quelques jours, zéro intimité, proximité maximale, nous sommes environ 200 à bord. Pour atteindre mon hamac, je dois me contorsionner, passer dessous, dessus, traverser d'autres hamacs, une mission... Mais pour rien au monde je n'aurai voulu une cabine, cette promiscuité invite à la discussion, à des rencontres insolites...Ce voyage, je me l´imaginais de différentes façons, mais ce que j'ai vécu est exactement ce que je désirai !







Ces familles sont très sympathiques, mon voisin qui est pasteur essaie de me vendre bibles, cd de musique sur Dieu mais je l'informe que c'est cause perdue. Les différents enfants à mes côtés ont quelques peu rythmés mon quotidien avec leurs pleurs, rires, leurs bousculades mais je crois que je m'y suis habitué. Je passe mes journées dans mon hamac à lire ou sur le pont à regarder les familles dans leurs chaloupes devant leurs petites maisons sur pilotis. J'ai bien pris le soin de me procurer certains livres avant le trajet, dans des auberges ou avec certaines personnes lors de rencontres. A certaines heures de la journée, je pars m'isoler au pont inférieur pour m’exercer au violon.






Mais le vrai spectacle, c’est le ciel. Toujours changeant et animés de ces couleurs si particulières, vives, brillantes et douces à la fois. Vide et d’un bleu pâle presque blanc, il se charge tout au long de la journée. Puis surgit ce bleu, un bleu qui s’intensifie d'heure en heures, ces nuages qui s’accumulent, d’abord des petits blancs cotonneux, si bas qu’ils semblent posés sur la cime des arbres, puis ces cumulonimbus d’un gris-bleu sombre et menaçant qui finissent parfois par exploser en fin de journée en pluies diluviennes. Chaque soir, on peut apercevoir des éclairs au loin, sans jamais entendre le tonnerre. Et puis, mon spectacle quotidien, j'assiste à des coucher(s) de soleil, si splendides, puissants et incroyables que j'en suis émerveillé à chaque fois.






Cela fait 5 jours que je suis sur le bateau, nous avons eu quelques ennuis mécanique, des chargements plus longs que prévus donc nous n'arriverons que dans 2 jours soit le jeudi 13 février au matin. Ces 2 derniers jours sont difficiles pour moi, mais pour tous les autres gringos comme moi, un ami argentin, chilien, et des péruviens...nous sommes tous pris de mal de ventres et de diarrhées, je ne peux plus manger la nourriture qui me devient répugnante, et à vrai dire, la préparation de celle ci m'a tout de même rendu bien malade ; pas étonnant quand on voit la couleur de l'eau...


Nous arriverons bien ce 13 février à 6 heures du matin à Porto Velho, je me joints à différents Péruviens pour rejoindre la frontière au plus vite. Cette sacré diarrhée me suis et je rêve...

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Nous prendrons différents bus de Porto Velho à Rio Branco (12 heures), puis de Rio Branco à Brasileia (3 heures) et enfin, un taxi qui nous emmènera à Assis Brasil à la frontière Péruvienne. Il est 1 h du matin, on passe la frontière ! Pas de douaniers, personne... De ce fait, je passe la frontière illégalement, me voilà clandestin !! Un des péruviens désire continuer mais je l'informe que je ne peux aller plus loin, car je n'ai pas de tampon de sortie du Brésil et d'entrée au Pérou. Après quelques discussions, on se mets tous d'accord et on décide de passer la nuit dans un hôtel pour se rendre le lendemain matin à la frontière afin de régulariser la situation.

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Je fais mes aurevoirs au Brésil, mais d'autres aventures s'annoncent au Pérou...

mardi 4 mars 2014

Manaus

Me voici arrivé à Manaus, une ville d'environ 2 millions de personnes au cœur même de l'Amazonie. C'est une ville qui est sorti de la jungle au 19ème siècle, dû à l'émergence du caoutchouc extrait des hévéas de son épaisse forêt. Les ventes de cet "or" générait alors 40% des richesses du pays. Les fortunes permirent à Manaos (nom d´une tribu indienne) de se transformer en une des villes brésiliennes les plus modernes.

Teatro Amazonias
Le Teatro Amazonas témoigne de la splendeur passée de Manaus. L'époque où Manaus est en pleine expansion, pour dire, le téléphone et l´électricité y arrivèrent avant Rio de Janeiro et Sao Paulo. La mode, dans la haute société, était à la France, et les édiles voulurent donc leur « Paris de la jungle ». Avec un opéra, pour se distraire, comme sur les grands boulevards.








Zoo CIGS

C'est toujours un peu compliquer d'observer des animaux en cage pour ma part  car je préfère les voir courir en liberté dans la jungle, qui d'ailleurs est toute proche. Mais, il faut tout de même reconnaître que ce zoo offre l'opportunité rare d'admirer de près des espèces souvent difficiles à repérer en milieu naturel, l'anaconda par exemple. Et puis, une vraie chance pour tous ces animaux qui ont étés récupérés par l'armée à l'issue d'arrestations de trafiquants de bêtes sauvages.








L'anaconda


Teatro Amazonia
Pour l'histoire, ce théâtre fut inauguré le 31 décembre 1896 et la première interprétation eût lieu le 7 janvier 1897 avec l'opéra italien La Gioconda de Amilcare Ponchielli. Actuellement, il possède 701 places avec des sièges recouverts de velours rouge.
 

J'ai réellement "pris mon pieds" à pouvoir me rendre dans cet opéra où j'ai eu la chance de voir un récital de violon ainsi qu'un opéra. De plus, ces représentations étaient gratuites, un accès à la culture pour tous...un vrai plaisir.



Et après, j'ai pu participer à différentes fêtes de samba dans la ville qui préparaient avec joie et engouement le carnaval qui commencera début Mars. Une vrai joie de danser au milieu de la rue, ou dans des bars où toutes les classes sociales se retrouvent pour danser, suer, jouer de la musique et boire des Brahamas (bière locale) totalement gelée.


Presidente Figuerido 

C'est une ville situé à 100kms de Manaus en direction du Venezuela, on recense environ 150 chutes d'eau, donc un endroit magique. Mais petit hic, il a plu, mais il a plu les 2 jours où j'étais présent. Des pluies torrentielles à la bretonne, difficile de se promener dans les sous bois où des personnes m'ont prévenus qu'il était un peu risqué d'y aller seul sous peine de se retrouver "tête à serpent venimeux" voire rencontre d'Anaconda. Moi, j'ai juste vu le film, j'ai pas du tout envie d'en croiser un pour qu'il m'étreigne jusqu'à étouffement. Du coup, je me suis installé dans un camping, comment dire super hippies, où vivent plusieurs familles dans un univers sain!!! Expérience super sympa, j'ai dessiné avec les enfants, et le soir des personnes du coin nous ont contés leurs différentes expériences avec diverses animaux de la forêt.